L’Europe se cherche. Elle doit se trouver : l’histoire et le contexte nous obligent.
Cette situation tient à une faute originelle : celle de croire que le commerce mènerait au grand marché, et rapprocherait les points de vue de nations voisines et concurrentes pour que se crée un esprit commun.
Or une union commerciale ne fait pas une société, pas plus qu’elle ne forge une culture. Au commencement il aurait dû y avoir un imaginaire.
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’urgence était à la reconstruction, il était difficile d’étudier ce qui aurait rapproché des peuples qui pour certains se haïssaient. Il n’en est plus de même aujourd’hui ; au milieu des empires qui se reconstituent, il lui faut impérativement se réinventer, se penser et donc s’affirmer, s’appréhender comme objet.
La Fondation Robert de Sorbon se propose d’aborder un nouveau chapitre de l’histoire européenne en travaillant sur l’imaginaire européen, celui-ci ne peut se soustraire à l’imaginaire de chacune des nations, et pour ce qui nous concerne, à l’imaginaire français. Qu’est celui-ci aujourd’hui, quel pourrait-il être demain ? sont des questions qui nous taraudent tout autant.
Coordinatrice : Sabine Longin
Sabine Longin, spécialiste des politiques culturelles et des relations internationales, a été Conseillère de coopération et d’action culturelle au Moyen-Orient, directrice générale de la Biennale de Lyon (art et danse), directrice générale du Musée national Picasso-Paris, secrétaire générale de la Fondation Giacometti Paris. Intéressée par les sujets d’influence et de diplomatie culturelle européenne qu’elle a étudiés, Sabine Longin a été auditrice du Cycle des Hautes études européennes de l’ENA et de la 65eme session nationale Politique de Défense de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale.
Avec la participation de Heinz Wismann, philosophe, et Régine Hatchondo, présidente du Centre National du Livre.